57, avenue Prekelinden - 1200 Bruxellestél: 02 733 05 41
ouvert lundi-samedi 9h-19h30
Un traiteur italien comme on les aime. Véritable bric-à-brac alimentaire, le petit magasin de ce Sicilien pur jus de tomate permet toutes les découvertes. Toute la Sicile gastronomique et même plus, s'est donné rendez-vous ici, à deux pas du Parvis St Henri, près de la rue Georges Henri à Woluwe St Lambert. Les pâtes, c'est le fort de Stefano. Ici, on peut acheter des pâtes au goût exceptionnel, celles des frères Setaro, Napolitains. D'après Stefano, ils préfèrent payer l'amende tous les ans à l'autorité alimentaire italienne plutôt que de changer leur mode de fabrication, l'extrudation au bronze. Elles sont divines et il y a tous les modèles possibles. On peut juste passer pour un café dans la petite salle de dégusation du fond - on se croirait à la maison. Ou bien profiter des trois ou quatre tables sur le trottoir dehors, devant le magasin, pour boire un bianchetto (très bon) et déguster un des nombreux plats que Stefano propose en traiteur. On en profite pour deviser avec les gens du quartier, conspuer les administrations, quelles qu'elles soient, et voir le temps de midi passer, pour un dépaysement total. Une bonne adresse à conseiller aux amateurs d'Italie et d'une vie plus slow.
24, quai aux briques 1000 Bruxelles - tél 02 502 21 31
47, avenue Michel-Ange 1000 Bruxelles - tél: 02 733 69 95
6, rue Achille Detienne 1030 Bruxelles - tél : 02 242 57 37
Il faut sortir de Bruxelles, de temps en temps, pour se ressourcer un peu, ce que nous avons fait ce dernier vendredi de juin, pour aller faire connaissance avec ce magasin un peu spécial. Certes, cela se mérite, car il faut
Pour ce qui est des vins, on n'a pas pu tout goûter, mais on s'est délecté des vins du Jura de Jean-François Ganevat : son pinot noir sans soufre 2005 (18,80 euros), son chardonnay Grands Teppes 2002 (11,55 euros, excellent rapport qualité-prix), et son Savagnin Privilège 2004 ouillé (non-oxydatif, très puissant) à 18,80 euros. Pour faire vieillir, on mettra en cave un Morgon vieilles vignes 2004 de Georges Descombes (15,65 euros), mais on peut boire immédiatement son Brouilly 2006 à 11,03 euros (très concentré, excellent rapport qualité-prix). Comme vin de tous les jours, excellent rapport qualité-prix : l'Eccetera 2006 à 6,93 euros, du Clos Roca, Languedoc, de Jean-Christophe et Stéphanie Michaux. Pour ceux qui aiment le vin d'Alsace, Le Gewurtztraminer Bild 2005 de Bruno Schüller (18,80 euros) est une merveille de finesse, de fruit et de concentration. Mais il y a encore beaucoup d'autres vins à goûter, comme ce champagne André Beaufort à Ambonnay, entièrement naturel, et dont les vignes sont soignées par aromathérapie et homéopathie (25 euros pour le brut). Bienvenue sur la planète du vin naturel ! Côté épices, des poivres incroyables, plein d'autres épices sélectionnées, des tisanes et des thés qu'on ne trouve nulle part ailleurs et aussi des huiles essentielles. Et Bien sûr l'accueil chaleureux d'Anne et Laurent Mélotte, de vrais passionnés qui connaissent bien et aiment leurs produits. Attention, prévoir du cash, pas de cartes de paiement.
Une fois n'est pas coutume, déplaçons-nous à Liège. Allons dans le centre, là où le piéton est presque roi. Et découvrons un petit magasin-salon de thé dont on ne refile l'adresse qu'à ses amis gourmets. Même si ce n'est pas un vrai restaurant, on y mange très bien. Tout est fait en cuisine, de manière totalement artisanale, et Maxime, le propriétaire des lieux, y met beaucoup d'amour et de savoir-faire. Des quiches, des soupes, de la petite restauration pas chère et goûteuse, et surtout des desserts à tomber. Pour faire descendre tout ça, une sélection de thés de chez L'Oasis des Saveurs, bien connus des meilleurs magasins bios, ou des cafés sélectionnés, ou du vrai chocolat chaud comme à la maison. Il faut dire que la cuisine a de quoi se fournir, dans le magasin, plein de bonnes choses : des épices, des condiments, des produits artisanaux. Un choix incroyable. Impossible de ne pas trouver un cadeau pour soi ou pour un gourmet, dans cette antre du bon goût. Le plus surprenant, lorsqu'on vient de la capitale, c'est l'étiquette des prix. Oui, c'est bien moins cher qu'à Bruxelles - on se fait rouler ici, ou quoi ? Et pour se détendre un peu (plus), on peut aller au salon-fumoir, au fond, où parfois un Pol très en verve se laisse aller au piano. On y est si bien, à Place Délices. Pour y faire des emplettes ou s'y sustenter, on y va pour le plaisir du palais. De temps en temps, il y a des animations, comme ce samedi 23 juin, de 17 à 23h, où on pourra déguster des fruits sous toutes leurs formes. Un adresse qui vaut vraiment le (grand) détour.
On a enfin trouvé une alternative au célébelgissime Pierre Marcolini, qui énerve forcément un peu, avec son marketing envahissant qui le rend incontournable. Justement, on a envie de le contourner un peu, histoire de sortir des sentiers de la pensée gastronomique unique. Jean-Philippe Darcis, que nous n'avons pas encore rencontré, est Ambassadeur à vie du chocolat belge depuis 2001, c'est dire. Il collectionne les titres, et les met ostensiblement en exergue, tant on imagine que c'est difficile d'être largement aussi bon que le célébrissime mais quasiment inconnu du grand public. Il n'y a qu'un magasin à Bruxelles, discret, à un jet de pierre de la Grand-place et de tous les autres chocolatiers industriels, quartier touristique oblige. Le magasin, climatisé, est très sobre, tout comme le verbe de la vendeuse japonaise, qui n'est visiblement pas là pour la clientèle locale - ces chocolats sont d'ailleurs vendus à Osaka. On n'a même pas droit à l'alléchante pâtisserie ni aux non moins superbes compositions glacées de l'artiste, pour lesquelles il faudra certainement faire le voyage jusqu'à Verviers, Heusy, Lasne, Liège ou Spa où on devrait pouvoir les trouver, dans une ambiance un peu plus "village". Les 36 chocolats (52 euros le kg) et les 9 macarons (1 euro pièce) sont du pur bonheur, surtout ceux qui ont permis au chocolatier de gagner des médailles. A ce prix-là, on peut se fendre d'une boîte cadeau carrée en carton fort et noir (ça ne vous rappelle rien ?), pour quelques euros de plus (8 par kg de chocolat, tout de même). Mais ne met-on pas des joyaux dans des écrins pour leur donner tout leur éclat ? C'est à tomber tellement c'est bon. Le macaron pur chocolat est aussi ferme et moelleux à la fois, n'ayons pas peur des oxymores, qu'un brownie. La parisien Ladurée n'a qu'à bien se tenir. Dur pur bonheur. Et pour varier un peu, des rochers, des orangettes et des mendiants. Le chocolat Valrhona exhale ici toute sa splendeur. Du grand art, depuis cinq mois seulement à Bruxelles. A essayer absolument.
Ouvert depuis 1985 tout au bout de l'avenue Plasky entre la rue V. Hugo et la rue Rasson (à l'opposé de Meiser, donc), ce petit magasin pour professionnels de l'horeca (hôtellerie, restauration, cafés) est aussi une excellente adresse pour les particuliers, même si ces derniers ne représentent que 5% de la clientèle. On paye la TVA en plus des prix affichés, c'est tout. Ici, pas de décoration, toute la place est pour le matériel, dans les moindres recoins. Du matos, il y en a, et du solide : "je ne choisis jamais en fonction du privé", nous confie la propriétaire. On y trouve de tout : des couverts en inox (belges et italiens), des couteaux (espagnols, et même japonais, sur commande), de la petite coutellerie et autres accessoires de cuisine, du petit matériel électrique (mixeurs, presse-frites, bains-marie, friteuses, toasters, salamandres, caves à vins, petits congélateurs), des bacs de transport ou de lavage en plastique, toute la porcelaine et la verrerie (assiettes, plats, carafes, cendriers et une centaine de modèles de verres), les poêles et les marmites de toutes tailles, les cuillères, louches et minettes (autre nom des lèche-plats, allez savoir pourquoi), des passoires et chinois, et une bonne gamme en accessoires de pâtisserie (moules en silicone ou téflon, emporte-pièces, poches et douilles). Il y a aussi toujours des liquidations de fins de séries pour faire quelques affaires. Et aussi tout le textile de cuisine (tabliers, gants, uniformes). Fait intéressant, la clientèle particulière est à 90% masculine "car il leur faut du matériel performant", explique la proprio. Selon elle, les femmes doivent certainement se débrouiller avec ce qu'elles trouvent en cuisine, mais elles viennent surtout au magasin pour y trouver des petites porcelaines. Inutile de préciser que ce magasin est plébiscité par les professionnels pour ses prix très étudiés. Quand on peut choisir entre du matériel qui durera toute la vie, d'autant qu'on en fera un usage intermittent, et de la cacaille chinoise du supermarché, il n'y a pas photo. Faites la comparaison entre la solidité d'une louche forgée en une seule pièce et une louche avec un manche soudé, vous m'en direz des nouvelles, d'autant que ça n'est pas plus cher chez Verre et Couvert. Et pour faire des cadeaux quand on ne sait pas quoi offrir, on y trouve toujours son bonheur, car ce sont des cadeaux utiles et qui serviront au quotidien. Une bonne adresse à retenir.