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  • : Voici un blog consacré à la gastronomie et à l'alimentation, écrit par un journaliste professionnel en reconversion. Pour ses écrits dans la presse économique spécialisée, il a obtenu en 2007 le Prix Louise Weiss du journalisme européen.
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Vendredi 6 avril 2007

We feed the world - documentaire d'Erwin Wagenhoffer (Autriche) - 1h36

Avec le regain d'intérêt pour les thèmes écologiques, il est également grand temps de s'intéresser à notre alimentation. Car ce que nous consommons a d'énormes impacts sur la planète : sociaux, économiques, agricoles, financiers et écologiques. Si Erwin Wagenhoffer est moins rentre-dedans que Michael Moore, il ne nous amène pas moins à la réflexion sur ce qu'on met dans notre assiette. Le tour de force de ce film, dans lequel on ne s'ennuie pas une seule seconde, même lorsqu'on regarde ces paysans roumains cueillir à la main leurs beaux légumes, c'est de ne montrer aucune image-choc, et de pourtant bouleverser le spectateur. Le montage est impitoyable. Ce n'est qu'après le film qu'on comprend pourquoi on ressent un tel malaise, d'avoir vu cette famille pauvrissime du Nordeste brésilien boire l'eau croupie d'une mare et d'entendre quelques minutes après le PDG de Nestlé expliquer qu'il considère que ceux qui défendent le droit universel d'accès à l'eau potable sont des "extrémistes". La bande-son ne se perd pas en blablas, et donne toute leur force aux commentaires des intervenants. Celui du Directeur d'un semencier hybride, nostalgique des légumes qui ont du goût, vaut son pesant de cacahuètes (bio). Un film nécessaire et lucide, qui tire la sonette d'alarme, et qui n'est malheureusement pas porté médiatiquement comme celui d'Al Gore. Il le mérite, pourtant, car il montre que chacun d'entre nous peut influencer la planète en mangeant mieux et moins. Et peut-être rétablir le bon sens dans lequel elle devrait tourner.

Par Hughes Belin
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Mardi 10 avril 2007

Le goût des Belges

Un livre d'Eric Boschman et Nathalie Derny - Ed. Racine - 35 euros - ISBN 978-2-87386-481-1

Enfin un livre sur la nourriture belge - ou plutôt qu'on consomme en Belgique - aussi surréaliste que les Belges ! Eric Boschman s'en donne à coeur joie avec la verve qu'on lui connaît. C'est un vrai exercice de style et on le lit avec la même jubilation qu'il a dû mettre à écrire ses petites chroniques sur les plats qu'on trouve dans tous les restaus belges et les diverses friandises consommées dans le Royaume, sans oublier les breuvages mousseux ou non qu'on y découvre incessamment. Il y a malheureusement un oubli de taille : la fameuse pita, qu'on déguste ("ingurgite" est souvent plus approprié) dans la rue éponyme près de la Grand-Place ou qui sert de viatique aux estomacs noyés des étudiants en guindaille. Un ouvrage très recommandable, qu'on offrira à ceux qui arrivent (sorte de mode d'emploi de la table belge) ou qui quittent le pays (ce qui restera du pays qui n'arrête pas d'arrêter d'éclater). On apprécie également les recettes, qui sont destinées, on s'en doute, aux immigrés, qui veulent un jour se fondre dans la culture belge. Une preuve de plus qu'elle n'est certainement pas un sous-produit des cultures respectives de ses grands voisins. Un livre, en somme, où on se sent chez soi, même si on n'est pas d'ici.

Par Hughes Belin
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Jeudi 12 avril 2007

Unser täglisch Brot - documentaire de Nikolaus Geyrhalter (Autriche) - 1h32

Décidément, les Autrichiens mettent le paquet pour nous montrer les coulisses de l'alimentation de masse. Avant le militant We feed the world (voir chronique dans ce blog), est sorti cet autre film, sans commentaires ni musique, celui-là. Leurs auteurs sont d'ailleurs passés dans la même usine de poulets, qu'ils traitent différemment. Maintenant, on sait comment on arrive à vider un hangar avec des milliers de poulets en quelques heures: avec un aspirateur à poulets ! Les autres bêtes qu'on voit dans le film ne sont pas mieux loties. A presque chaque plan, ce sont des perspectives à perte de vue, pour souligner l'immensité des moyens mis en oeuvre pour nourrir les Occidentaux. Les plantes sont systématiquement aspergées de produits tellement toxiques que les rares humains qui participent à cette chaîne industrielle doivent s'habiller en cosmonautes (voir photo de l'affiche). Les humains, justement, ce sont des ouvriers peu qualifiés qui doivent travailler dans un univers totalement déshumanisé pour gagner leur pain quotidien - leur petit casse-dalle de midi paraît si dérisoire face aux tonnes de future nourriture qu'ils manutentionnent. Il n'y a plus rien de naturel au pays de la bouffe mondialisée : de la fécondation - voire de l'éjaculation des étalons - à l'abattage et au conditionnement, tout est automatisé, mécanisé. Les humains s'y perdent, c'est clair, comme le regard de ces ouvriers dans ce monde froid et aseptisé. En fait, il n'y a pas de vie dans ce qu'on mange : c'est ça, la réalité de notre alimentation industrielle. Arrêtons de nous berner avec de belles images et lisons les étiquettes !

Par Hughes Belin
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Vendredi 20 avril 2007

Expo photo de Michèle Francken

Hôtel Silken Berlaymont 11, bld Charlemagne 1000 Bruxelles www.fotofrancken.com

La photographe Michèle Francken a remporté le Prix photo de l'hôtel Silken Berlaymont 2007, avec ses silhouettes de femmes qui magnifient la beauté de simples légumes et fruits. Comme chaque année depuis 11 ans, cet hôtel d'affaires très particulier, situé au coeur du quartier européen, récompense un photographe en produisant une série spéciale d'assiettes qui décoreront les tables de son restaurant pendant un an, pour ensuite être mises en ventes à 50 euros pièce - c'est une série très limitée et prestigieuse. Jusqu'au 30 avril, on pourra également admirer d'autres oeuvres de la Gantoise Michèle Francken, qui mettent en scène des fraises, des petits pois, des poireaux, etc. avec des modèles féminins... à croquer. On se demande qui met l'autre en valeur, tant les associations sont fortes et presque évidentes. On s'imagine la petite fille que Michèle Francken a dû être, à qui on interdisait de "jouer avec la nourriture". Ses oeuvres sont justement ludiques, fraîches. De l'art contemporain, qui étonne, amuse, intrigue et interroge le spectateur sur la fragilité de la beauté, sur la relation entre sensation et sensualité. On se réjouit une fois de plus que Silken ait conservé l'esprit maison de l'ex-Dorint en poursuivant l'oeuvre de ses concepteurs, à savoir : faire de cet hôtel un véritable musée ouvert aux photographes de grand talent. Entrée libre dans la Zoom Gallery de l'hôtel.

Par Hughes Belin
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Vendredi 20 avril 2007

El Ejido - la loi du profit - documentaire de Jawad Rhalib (Belgique) - 80 min

C'est devenu si naturel, de consommer des fruits et légumes produits dans les serres andalouses, qu'on ne se demande même pas comment ils sont produits, ni par qui. On est ici loin du Slow food  "bon, propre et juste". Cette nourriture est non seulement sans goût et bourrée de pesticides, mais elle est produite dans des conditions de quasi-esclavage, par des immigrés, pour la plupart clandestins, venus d'Afrique. Attirés par les promesses de richesse de notre Vieux Continent, ils quittent famille, culture et racines pour tenter de travailler dans les serres espagnoles. A El Ejido, troisième ville la plus riche d'Espagne, 90% des habitants possèdent des serres. La main d'oeuvre est bon marché (entre 25 et 30 euros par jour) et facile à trouver. L'image de ces jeunes gens qui battent le pavé tôt le matin en espérant se faire emmener par le camion d'un agriculteur rappelle crûment la détresse quotidienne des prostitués de nos quartiers louches. Le réalisateur a su se lier d'amitié avec trois d'entre eux, naufragés économiques dans les chabolas, bidonvilles sans eau ni électricité où ils logent et perdent leur jeunesse. Comme tous les documentaires dénonciateurs, il juxtapose des paroles, des images, qui finissent par faire le procès du système de profit implacable qui sévit là-bas, au sud de l'Union européenne, à quelques heures de camion de nos supermarchés si pimpants. Une pièce de plus à verser au dossier de la malbouffe, qui creuse les inégalités et détruit les ressources de la planète.

Actuellement au Vendôme et Actor's Studio à Bruxelles, à partir du 10 mai à Charleroi et dès le 31 mai à Liège.

Par Hughes Belin
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Lundi 7 mai 2007

Un livre de Raoul Marc Jennar - éditions Aden - 8 euros www.aden.be

Les récentes propositions de la Commission européenne sur le cadre du marché du vin en Europe ont été assez favorablement accueillies par les ministres européen de l'agriculture en octobre dernier.  Ces mesures visent à démanteler les dispositifs actuels de régulation des marchés dans l'Union européenne et à libéraliser les pratiques oenologiques. Le but affiché est de s'aligner sur les pratiques des pays "vinoffensifs" (Australie, Etats-Unis, Chili), dont les vins sont élaborés avec peu de contraintes et ne font pas l'objet de régulation. L'auteur, Docteur en science politique et chercheur, en France, sur les questions de la mondialisation, décortique les propositions de la Commission européennes, les place dans le contexte de la culture européenne vitivinicole et donne l'alarme sur les risques encourus par les secteur européen du vin : son déclin et la disparition de sa spécificité. C'est clair, pour les concepteurs de ce projet de nouvelle réglementation, le vin doit devenir un produit comme les autres, sans spécificité géographique et s'adapter au goût du consommateur - qu'on pourra toujours lui suggérer via le marketing et la publicité. La Commission est en train de reformuler ses propositions, il y a donc urgence. Le livre est facile et rapide à lire, tout à fait partial et dénonciateur, mais infiniment moins "langue de bois" que la réthorique pernicieuse des institutions communautaires à Bruxelles. Pour ceux qui s'intéressent un tant soit peu à l'origine de ce qu'il y a dans leur verre.

Par Hughes Belin
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Jeudi 10 mai 2007

Argentine : le soja de la faim - documentaire de Marie-Monique Robin (France) - 23 min (DVD) - 20 euros

Il ne faut pas longtemps à la réalisatrice pour montrer combien le mirage du soja a berné les Argentins qui s'y sont laissé prendre. En pleine crise de la vache folle, grâce à l'interdiction des farines animales en Europe, le cours du soja a monté en flèche, et tout le monde s'est mis à en cultiver pour l'exporter vers l'Europe. Monsanto est arrivé, avec un "paquet technologique" idéal : des semences qui résistent à leur pesticide vedette (le Roundup), qui détruit absolument tout le reste. Mais voilà, l'épandage en avion provoque la destruction des cultures vivrières et de l'élevage qui côtoie les cultures intensives de soja, et contamine la population. Et comme par hasard, il faut chaque année plus de pesticide car les mauvaises herbes y deviennent tolérantes. Comme le soja gagne le pays, il participe à la déforestation, aux inondations, aux déplacements de population. Et, coup de grâce : Monsanto demande des royalties rétroactives sur l'utilisation des semences depuis que son brevet est tombé dans le domaine public. Comme toujours, ce sont les pauvres paysans qui trinquent et voient leur biodiversité et leur patrimoine se détruire, avec la bénédiction des autorités.

Le même DVD contient aussi un autre documentaire de 55 min sur la biopiraterie Les pirates du vivant, ou le brevetage, par des firmes américaines ou japonaises, d'espèces vivantes qui appartiennent au patrimoine traditionnel de pays du tiers monde comme le haricot jaune du Mexique, le mangousier (Neem) d'Inde et l'extraordinaire biodiversité du Brésil. C'est clair, net et bien documenté : notre monde tourne à l'envers, et surtout à l'avantage des multinationales de l'agro-alimentaire, tant qu'il reste des sources de profit à exploiter à court terme sur cette planète. Alerte Verte www.alerte-verte.com est un label indépendant qui présente sur des DVD des films engagés sur le thème de l'écologie au sens large "dans le but de provoquer une prise de conscience et une réflexion". Le consommateur a, rappelons-le, le dernier mot, ce qu'il semble oublier quand on voit la prospérité dévastatrice de l'agrobusiness.

Par Hughes Belin
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Lundi 14 mai 2007

Une pièce de Lee Hall, mise en scène par Georges Lini, 1h30

Au Théâtre de Poche (Bois de la Cambre) du 16 au 22 mai et du 26 mai au 2 juin (20h30) www.poche.be

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on déguste ! En témoignent les reliefs qui s'entassent sur la table de la salle à manger, comme autant de frustrations exprimées par les protagonistes de ce vaudeville à l'anglaise. S'il n'y avait les interventions musicales oniriques du bon vieux King (célèbre boulimique), parodié à l'extrême, on croirait une pièce de Feydeau... avec une mise en scène digne du Cuisinier, du voleur, de la femme et de son amant, le fameux film délirant de Peter Greenaway. La nourriture est ici l'exutoire de la mère (anorexique et alcoolique) et de la fille (obsédée par la bouffe). La première veut se refaire une conscience, après l'accident qui a coûté celle de son mari, devenu... un légume. La seconde veut faire revivre son père en lui mitonnant de bons petits plats de plus en plus recherchés, en vain, comme une petite fille joue à la dînette avec sa poupée qui n'ouvre jamais la bouche. L'amant, pâtissier, passe de la mère à la fille sans trop assumer sa place de nouveau mâle dominant du foyer. Sexe et bouffe font bon ménage ici, et même si le texte et sa mise en scène sont très audacieux pour cette catharsis familiale, on n'est jamais mal à l'aise, comme lorsque cela arrive parfois, quand on va gratter là où c'est pas très propre. C'est du délire total, qui va crescendo, justement, jusqu'à un épilogue qui permet aux spectateurs un atterrissage en douceur. On aurait bien aimé connaître la recette de la marinade vert jade que Jill (la fille) ordonne à Stuart (l'amant) de s'enduire sur le corps. Tout se goûte, ici, tout se mange, (même Mum se fait bouffer, mais chut !). Les comédiens, en tout cas, jouent avec leurs tripes et on passe un savoureux moment avec cette comédie décapante.

Par Hughes Belin
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Jeudi 31 mai 2007

Le 9 juin au Musée du Cinéma à 20h15 60, rue Ravenstein (ex-building Shell) 1000 Bruxelles

Un film de Marco Ferreri (1973) - 129 min, avec Philippe Noiret, Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Ugo Tognazzi et Andrea Ferreol

Presque 34 ans jour pour jour après sa sortie au festival de Cannes, ce film-culte n'a pas pris une ride. Il a conservé son énorme pouvoir provocateur. Ces quatre hommes solitaires, campés par les plus grands acteurs du moment, se sont réunis pour une fin extrême, pour manger à en mourir. Et à l'instar de Rabelais, le sexe n'est pas loin de la cuisine. On assiste donc à une pièce en huis clos, un vrai drame, où tous les excès sont permis. Chacun mourra par où il a péché. C'est une fable extravagante, foisonnante, magnifique, baroque. N'oublions pas que ce film a déclenché un énorme scandale à sa sortie. Ses détracteurs ont pointé du doigt son mauvais goût, sa vulgarité, son obscenité. Ses thuriféraires ont au contraire souligné combien il est métaphorique des excès de notre époque, son humour truculent, sa peinture féroce de la caste des nantis. Il n'en reste pas moins le plaisir jouissif du spectateur-voyeur qui s'en met plein les yeux à défaut de s'en mettre plein le ventre. Et on revoit avec autant de plaisir la plantureuse Andrea Ferreol, si sensuelle, si éclatante de beauté gourmande, l'opposé parfait des mannequins élevés au yaourt-concombre qui font culpabiliser toutes les femmes et les empêchent d'aimer manger. Le jeu des acteurs est extraordinaire, et interpelle avec brio notre angoisse de la mort. Comme quoi, ça se laisse encore bien regarder, des vrais films d'auteur. Mais accrochez-vous : ça retourne les tripes, même si on se bidonne souvent. Pour ceux qui aiment les plats corsés. Un régal !

Par Hughes Belin
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Jeudi 31 mai 2007

Alimentation biologique : d'abord un choix éthique

Le magazine des consommateurs belges contient, dans son édition de juin 2007, un article de quatre pages sur l'alimentation biologique, "une alimentation qui interpelle". Lui reconnaissant peu de mérites en matière de santé et de goût, Test-Achats met l'accent sur les bénéfices environnementaux de l'alimentation bio. Il oublie de préciser que l'agriculture bio est archi-contrôlée, comme ce n'est pas le cas de l'agriculture conventionnelle, et qu'en revanche, cette dernière est archi-subventionnée. En matière de goût, si le label bio ne signifie pas obligatoirement de meilleure saveur, quoique... on peut tout de même lui reconnaître une plus grande quantité de matière sèche. C'est important pour le calcul du prix de revient réel au kg de viande ou de légumes cuits, par exemple. Les paniers bio, qui connaissent un grand succès, ne sont même pas mentionnés dans l'article. Toutefois, le magazine pointe du doigt, à juste titre, le prix élevé, voire carrément exagéré des produits bio et l'explique du point de vue du producteur, sans pour autant aller plus loin dans le raisonnement et examiner les marges des différents acteurs de la filière. S'il qualifie le bio importé de pas très écolo - c'est vrai -Test-Achats oublie de préciser les caractéristiques du bio local : filières courtes, développement rural, parfois entreprises d'économie sociale. On aurait aimé plus que deux camemberts sur l'évolution des circuits de distribution des produits frais bio, très intéressants. Bref un article utile et synthétique pour mieux connaître la filière bio, mais encore plein de préjugés !

Par Hughes Belin
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