Les ministres européens de l'agriculture ont décidé sans débat le 7 mai à Bruxelles, d'autoriser l'importation de vin argentin contenant de l'acide malique ajouté (E296). Cette pratique, interdite en Europe, est autorisée par l'Organisation Internationale de la vigne et du vin (OIV). Elle sert à corriger l'acidité, vu que lors de la fermentation malolactique (qui survient après la fermentation alcoolique), l'acide malique normalement contenu dans le jus de raisin, est dégradé en acide lactique et gaz carbonique, ce qui assouplit le vin et le stabilise. L'ajout d'acide malique donne de la verdeur au vin et permet de masquer une saveur d'acide lactique trop importante, le cas échéant. Cette nouvelle concession temporaire intervient dans le cas des négociations entre le Mercosur (zone de libre-échange sud-américaine) et l'Union européenne, entamées en 2002 et toujours en cours, pour une reconnaissance mutuelle des pratiques oenologiques.
Dans sa proposition du 9 mars 2007, la Commission européenne reconnaissait que la prolongation de cette dérogation "pourrait avoir des conséquences sur les dépenses communautaires, liées aux quantités supplémentaires de vin sur le marché." Toutefois, "ces conséquences ne sont pas mesurables", et l'aspect financier des recettes, par manque de données, est "inchiffrable". On peut donc en conclure qu'il n'y a eu aucune évaluation d'impact sur le marché du vin européen, contrairement à la volonté affichée par les institutions européennes de procéder à des évaluation d'impact pour toutes les mesures qu'elles prennent.
Cette mesure pourrait avoir des conséquences sur les dépenses communautaires, liées aux quantités
supplémentaires de vin sur le marché. Toutefois, ces conséquences ne sont pas mesurables.
L'aspect financier des recettes, par manque de données, est inchiffrable.
Cette mesure pourrait avoir des conséquences sur les dépenses communautaires, liées aux quantités
supplémentaires de vin sur le marché. Toutefois, ces conséquences ne sont pas mesurables.
L'aspect financier des recettes, par manque de données, est inchiffrable.
Cette mesure pourrait avoir des conséquences sur les dépenses communautaires, liées aux quantités
supplémentaires de vin sur le marché. Toutefois, ces conséquences ne sont pas mesurables.
L'aspect financier des recettes, par manque de données, est inchiffrable.
Cette mesure pourrait avoir des conséquences sur les dépenses communautaires, liées aux quantités
supplémentaires de vin sur le marché. Toutefois, ces conséquences ne sont pas mesurables.
L'aspect financier des recettes, par manque de données, est inchiffrable.
En somme, le "vin" importé du Nouveau Monde, à prix très compétitifs par rapport aux vins européens, fait concurrence à ces derniers, mais sur des bases différentes. Les décideurs de l'UE ne semblent pas, pour l'heure, enclins à exiger un réhaussement des règles de vinification pour les vins étrangers qui concurrencent les vins européens, mais bien un nivellement par le bas calqué sur les pratiques des pays tiers. La dérogation accordée le 7 mai est un des nombreuses dérogations appelées à devenir permanentes dans le cas d'un accord avec le Mercosur sur le vin. En d'autres termes, le mot "vin" n'a absolument pas le même sens en Europe qu'ailleurs, et les étiquettes sont loin de livrer toute l'information sur le contenu des bouteilles.