C'est le printemps ! "On va enfin manger autre chose que du chou !", s'empresse-t-on de souhaiter, chez ceux qui mangent des fruits et légumes "de saison". Certes, les paniers de légumes bio n'ont pas été avares en brassicacées - nom de famille des choux. Mais rien ne ressemble moins à un chou qu'un autre chou, car un rapide petit compte nous révèle une bonne vingtaine de variétés disponibles sur les étals. En fait, les différents choux se distinguent selon qu'on a développé leurs feuilles, les feuilles formant la pomme, les fleurs ou la tige. Tous ont un ancêtre commun: le brassicacea oleracea var. oleracea, qui pousse encore de manière sauvage sur certaines côtes européennes.
Le plus connu des choux est sans doute le bon vieux chou de Milan ou chou de Savoie, dont les larges feuilles frisées de sa tête pommée sont idéales pour servir de papillotes naturelles à de la viande hachée, ou pour confectionner des potées. On n'oubliera pas, comme pour tous les choux à feuilles, de le blanchir (première cuisson à l'eau bouillante, puis rinçage à l'eau froide) avant de le recuire, afin de le rendre plus digeste. Le chou laitue en est une variante vert et rouge, pommé et très frisé. Il se mange cuit à la vapeur ou sauté. Il sert également aux décorations des compositions florales.
On trouve aussi sur les marchés bio un légume oublié, le chou de Pontoise, variété lisse du chou de Milan, qui se cuisine comme ce dernier. La variété la plus commune des choux reste le chou vert, avec sa belle « pomme » compacte et lisse entourée de larges feuilles rondes.
A l'est de l'Europe, c'est le chou cabus rouge qui a ses lettres de noblesse : en purée ou en feuilles, il faut cependant copieusement l'assaisonner pour lui faire révéler tout son goût. Comme sa "pomme" est bien serrée, on peut aussi le consommer en salades, après l'avoir découpé en fines lanières grâce à une mandoline. Soit on le consomme tel quel, soit on le fait mariner une nuit dans un peu de vinaigre de vin, puis on l'égoutte et on y rajoute tous les ingrédients d'une vinaigrette sauf le vinaigre, qui a "cuit" les brins de chou rouge.
Son cousin, le chou cabus blanc, se prête lui aussi très bien aux salades après un passage à la mandoline. Accompagnée d'échalotes hachées et de saumon ou thon en boîte, c'est un mets très rafraîchissant, copieux et peu coûteux.
La variété verte est le chou de Brunswick, caractérisé par ses nervures très visibles, et sa tête pommée comme fermée par deux feuilles. C’est le chou idéal pour confectionner la choucroute.
Le chou pointu est encore plus goûteux, coupé en filaments pour en faire des salades. C'est plus facile, car sa forme conique se prête bien à la découpe au couteau. Il est plus ferme sous la dent que le chou blanc, et explose en bouche. On peut aussi le cuire.
Le chou frisé ou borécole se présente en feuilles rondes ou pointues très frisées, d'un vert presque bleu, qui deviendra un beau vert bouteille à la cuisson (en deux temps, car c'est du solide). Il tient son nom du fait qu'il ne pousse pas en pomme. On l'utilise surtout dans les soupes. Au Portugal, on prépare une soupe appelée caldo verde avec une variété rare de chou à grosses côtes, proche du borécole. On l’appelle aussi kale dans les pays anglo-saxons. Il existe aussi en rouge, version hybride.
Le chou cavalier ou chou rosette ou collard en anglais, est une ancienne variété de chou à feuilles lisses et plus larges vers le haut et pommant en rosette, qu’on trouve surtout dans le sud de l’Europe et au sud des Etats-Unis. Ses nervures blanches tranchent avec sa couleur vert sombre. On le consomme sauté à la poêle ou légèrement cuit à la vapeur avec un filet de jus de citron et une matière grasse. Il peut aussi se consommer nature, cru, ou en salade.
Le chou moellier (chou fourrager), suggère qu'il sert surtout à alimenter les animaux. On leur laissera donc le privilège de se régaler avec cette variété de chou destiné à l’alimentation animale.
Un chou qui lui ressemble un peu est le chou palmier, avec ses belles feuilles vert-bleu foncé allongées et cloquées, qui retombent tout autour d’une solide tige. La variété la plus connue est le chou palmier noir de Toscane ou lacinato. A ne pas confondre avec le chou palmiste, nom donné au cœur de palmier dans les pays plus exotiques.
On n'oubliera pas le chou de Bruxelles, au goût puissant, parfait avec un rôti. C'est une gageure à préparer, puisqu'il faut ôter les premières feuilles qui se gâtent trop vite dès qu'on attend quelques jours. Mais quelle récompense, au palais !
Plus exotique, on trouve toute l'année du chou chinois, chou de Pékin (pe-tsaï) ou napa, avec ses grosses côtes blanches et ses feuilles frisées d'un jaune pâle, qui devient vert à la lumière. On le trouve aussi sous forme de sphère. Il se mange cru, coupé en lanières, ou cuit en bouillon ou au wok. Il est très aqueux et rend donc beaucoup d'eau. C'est presque le plus rafraîchissant des choux.
Le bok choï ou pak choï, est une autre variété de chou qui nous vient d'extrême-orient et qui est la variante lisse, d'un beau vert bouteille, du chou chinois. Il se mange surtout cuit sauté au wok ou en soupe, mais convient aussi pour les salades.
On signalera aussi le brocoli chinois, ou gaï lon, qui se présente sous la forme de petits éventails à manche, avec une tige toute droite et une feuille vert foncé ronde ou allongée. Il peut se manger cru ou se cuisine comme le brocoli.
Il n'y a pas que des choux à feuilles... Le plus spectaculaire d'entre eux, le romanesco (voir photo), a été remis au goût du jour par les Hollandais. Quelle beauté ! Ses fleurs en spirales évoquent les fractales des mathématiciens.
Son cousin le chou-fleur est beaucoup plus connu, notamment en Bretagne. Il a connu un regain d'intérêt avec la vague du "light" depuis qu'on le consomme cru avec de la sauce cocktail, aux côtés de carottes, branches de céleri, radis et autres crudités. Mais rien ne vaut un bon gratin de chou-fleur avec sa béchamel à la muscade, bien épaisse et recouverte de gruyère râpé. On raconte que les paysans bretons se gardaient une parcelle de choux-fleurs pour leur propre consommation, qu'ils ne traitaient pas aux pesticides et qui avaenit un aspect bien moins immaculé que ceux qu'ils destinaient à la vente, mais nettement plus goûteux.
On trouve maintenant du brocoli partout. Ils cuisent très rapidement à la vapeur. Pratiques pour les quiches, parsemés après une rapide cuisson vapeur, dans un mélange d'oeufs, de crème et de lait sur une pâte brisée, et recouverts de gruyère. Mais on peut les sauter directement à la poêle, en faisant attention de ne pas brûler leurs petites fleurs si délicates. Les enfants adorent, surtout si on n'oublie pas d'éplucher les "troncs" généralement recouverts d'une épaisse peau pleine de fibres.
Ces troncs, d'un vert pâle, justement, sont en chou. On retrouve cette consistance et cet aspect dans le chou-rave , qui n'a que quelques feuilles qu'on peut consommer cuites. Tout est dans la boule, qu'on épluchera avant de la couper en morceaux à sauter à la poêle ou qu'on râpera (gros tamis) et qu'on égouttera un peu pour une délicieuse salade.
Abondamment consommé pendant la dernière guerre par les populations affamées, le rutabaga, littéralement "chou-navet" en ancien suédois ou chou de Siam, a depuis peu regagné ses lettres de noblesse grâce à la cuisine Slow Food. La chair de ce tubercule pointu à la base est d'un bel orange pâle, sa peau est pIus foncée près des feuilles. Il se cuisine comme un navet, dont il est un cousin. C'est un délice en purée, en soupe ou encore en tarte salée.
Le moins connu des choux est le crambé maritime, qui pousse dans les dunes de la face atlantique d'Europe occidentale (il aime le sel), avec ses longues nervures surmontées d'une petite feuille frisée. Riche en fibres, il se mange cru ou cuit brièvement, comme des asperges. Son goût est très fin, très aqueux. C'est une crudité rare. Très peu calorique, ses graines sont en revanche abondantes en lipides, au même titre que les autres oléagineuses du type roquette ou colza, qui sont aussi des crucifères (autre nom des brassicacées)... mais pas des choux.
Grâce à un chèque-cadeau Bongo (
La capitale du Pays des Collines est Ellezelles, où se trouve le meilleur restaurant de la région, un peu à l'écart du village : le Château de Mylord (
Un peu plus dans nos moyens, faisons un tour, toujours à Ellezelles, à la Chèvrerie de Fourquepire, où Bepe (diminutif de Giuseppe) nous régale depuis des années avec ses délicieux fromages de chèvre, yaourt, fromage blanc, maquée, et même de la fêta - et c'est à prix démocratique. Le petit chèvre frais au thym et au miel est une merveille. On peut en profiter pour acheter des oeufs frais de la ferme, qu'on mangera crus, battus avec du sel, du poivre et un peu d'origan, en les épongeant avec du pain frais. Dépêchez-vous d'aller goûter ces fromages artisanaux faits sur place, car le rouleau compresseur des normes européennes écrase inexorablement ces petits producteurs locaux, au profit des insipides et hygiéniques produits industriels, plébiscités par le consommateur d'aujourd'hui, qui ignore qu'il participe à la destruction du patrimoine gastronomique de ses terroirs.
Pour se remettre de ces émotions, buvons une Quintine à la Mairie, sur la grand-place d'Ellezelles, avec une saucisse fumée de la boucherie La campagnarde un peu plus loin. A moins qu'on n'aille directement à la Brasserie Ellezelloise, qui produit tout une gamme de bières sous le nom de Quintine (blanche, blonde, ambrée, stout et saison). Elle a récemment fusionné avec la Gouyasse (près d'Ath). On peut toujours pousser jusqu'à Silly pour boire une Grisette. Mais plus près de là, dans le Pays des Collines, on peut aller à Wodecq pour goûter à la Cuvée des Monts, une toute récente brasserie (née il y a deux ans), c'est à deux pas de randonneur.
Les avantages de l'agriculture biologique sont indéniables en termes de sécurité alimentaire, d'atténuation des effets des changements climatiques, de consommation d'énergie, de protection de la biodiversité, de sécurité hydrique, de développement rural et de santé publique. Ce sont les conclusions d'une Conférence internationale sur l'agriculture biologique et la sécurité alimentaire qui a réuni dans les locaux romains de la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture
Jusqu'à la première semaine de juillet les sociétés Weetabix (céréales) et Medio's (jeux de psychomotricité pour enfants) offrent aux enseignants de Belgique la possibilité de participer à une action-épargne permettant de gagner des lots dans le cadre d'une campagne contre la "surcharge pondérale" dont "un enfant sur cinq souffre" dans le pays. L'article 41 du Pacte Scolaire belge du 29 mai 1959 interdit toutefois les activités commerciales dans les écoles.
Un sondage IPSOS commandé par l'association DNF (Droit des non-fumeurs
Voici bientôt deux ans que Catherine Piette a lancé ses week-ends et ses semaines "Bien-être" (
Les évaluations sont très positives : créativité des plats (Catherine donne également des cours de cuisine-santé), "ressourcement garanti", "présence douce et chaleureuse" d'Anne, ambiance "détendue et sereine", même s'il y a "beaucoup d'information à assimiler" en un laps de temps trop court ou que la nourriture "manque de viande" ! Ceux qui ont eu le courage ont pu continuer la cure (
Le nouveau local de
Ah ! et n'oublions pas les beaux livres de cuisine, une des passions de l'intarissable Carlo - quand il ne parle pas, il écrit - qui ornent les nombreux étals sur deux étages. Comment les choisit-il ? "Quand je lis la recette, il faut que j'aie faim !", avoue-t-il. En fait, ce sont plus des livres de culture culinaire que de simples livres de recettes. Le propre livre de cuisine de Mmmmh!, au titre éponyme, a été édité après seulement six mois d'activités ! C'est non seulement une compilation soignée des recettes des quatre chefs du départ, mais également un précieux bréviaire pour parfaire sa connaissance sur les ingrédients, leur histoire et leur culture. Pour 2008, Carlo rêve d'un autre livre.
Raphaël Huygen est né ce 10 juillet à 8h23 du matin. Comme sa maman n'avait pas pris de péridurale, il n'était pas trop dans le coton pour sa première têtée, lors de sa première heure de vie. Sa maman a dû apprendre ce geste millénaire qui s'est un peu perdu dans nos sociétés occidentales, depuis que les femmes travaillent et que le culte de la performance est omniprésent dans nos vies. Donner le sein est pourtant un geste capital pour l'avenir du nouveau-né.
Les disparités de prix des denrées alimentaires sont énormes en Europe, même si elles ont tendance à converger, notamment au sein de l'Union européenne. Eurostat, l'Office statistique de l'UE à Luxembourg, vient de publier une
Quelque 17 marques du secteur agro-alimentaire font partie du 7e classement annuel des 100 premières marques mondiales, établi par le consultant suisse