L'horloge du sud
141, rue du Trône 1050 Bruxelles tél: 02 512 18 64 www.horlogedusud.be
A l'angle de la chaussée de Wavre et de la rue du Trône, donc dans la banlieue de Matonge (prononcez "Matongué"), le quartier africain de Bruxelles, ce bar-restaurant est ouvert à toutes les cultures. C'est d'ailleurs un des rares bars du quartier où se côtoient avec le plus grand naturel Africains et indigènes. On y boit du bissap (jus de fleurs d'hibiscus) ou du vin de palme (peu alcoolisé, légèrement pétillant et excellent avec la cuisine africaine) ou des 'ti punch comme dans les îles, avec du vrai rhum antillais ou des Caraïbes, et de la bière d'abbaye. Les plats à se lécher les babines, sont faits maison (yassa, moambe, maafé, kédjénou, moqueca, entre 11 et 15 euros), accompagnés de légumes africains (bananes plantain, ignames, gombos, manioc, etc. à 2,50 euros). On a aussi le choix entre quelques entrées à 6-7 euros et même des petits en-cas. Ceux qui aiment le piment n'ont qu'à le signaler, ils seront comblés. La salle des années cinquante est large, haute, et l'immense miroir, qui s'étale sur tout un côté, lui donne un cachet exceptionnel. On y est bien, pour discuter affaires, pour y papoter intimement, pour lire, pour écouter un concert certains soirs de week-end ou pour y voir des films qu'on ne voit pas ailleurs certains mercredi. Vous l'aurez compris, ce lieu si attachant a de multiples facettes, c'est un centre culturel à lui tout seul - il a même une salle de banquet à l'étage. Le service est convivial et tous les occupants, de chaque côté du comptoir, sont ouverts à la discussion. Quoi de plus naturel, dans un bar de quartier ?...
Par Hughes Belin
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Spoorloos Station
10 A, Leuvensesteenweg 1970 Wezembeek-Oppem tél: 02 782 22 14 www.spoorloosstation.be
Ne vous y trompez pas, on n'est pas ici au beau milieu des belles villas de la banlieue dorée de Bruxelles, mais une centaine de mètres sur la gauche avant l'entrée du Musée africain de Tervuren. Cette ancien hangar ferroviaire a été reconverti en taverne en 1997, mais on y a conservé du matériel : quantité de panneaux ferroviaires et publicitaires, divers appareils de mesure, des sièges de train avec leur porte-bagages au-dessus, et même un wagon de 42 tonnes de 1938 ! Ambiance... Ce lieu assez méconnu des bruxellois francophones a un incroyable cachet. La nourriture est une nourriture de brasserie (bolo, stoemp-saucisse, petits déjeuners copieux...) et les boissons - qu'on achète au guichet - sont traditionnelles. La minuscule scène, quand elle ne sert pas de parc de jeux pour les bébés autochtones, accueille des groupes de musique (jazz, rock), notamment au brunch du dimanche. Dehors, quand il fait beau, les enfants peuvent jouer à la balançoire ou avec le chien de Sven, le propriétaire. Il y a bien entendu toute la place qu'on veut pour s'y garer. Le tram 44 ne s'arrête pas si loin non plus. Un chouette lieu de rencontre, une petite scène à la lisière de Bruxelles, ça vaut vraiment le coup de s'y arrêter.
Par Hughes Belin
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7, rue des Chartreux 1000 Bruxelles - tél: 02 511 41 67
Une taverne unique à Bruxelles. Oh ! Il y a dans notre belle capitale d'autres bars typiquement bruxellois que nous ne manqueront pas de chroniquer ici. Mais celui-ci a une atmosphère extraordinaire, un parfum de début de siècle (le XXe !) qui fleure le bois ciré, le tabac chaud, le marbre des tables et la fonte de leurs pieds, le lait russe et la tarte aux pommes. L'établissement est d'ailleurs classé, tant il est représentatif de l'architecture d'une époque où Bruxelles brusselait... C'est surtout là où viennent communier (juste pour éviter le terme temple) les joueurs d'échecs de Bruxelles. Un club porte d'ailleurs son nom et des compétitions y sont organisées. Mais on n'est pas obligé de pousser ses pions pour s'y faire une place, car le public est très éclectique. On y rencontre des gens de toutes les générations, venus se poser dans ce hâvre de paix, à deux pas de la bruyante Place Saint Géry, près de la Bourse, au coeur de la capitale belge. Magritte y avait paraît-il ses quartiers, même s'il n'était pas très brillant au damier. En griffonnant des notes sur son carnet Moleskine, on dégustera avec sagesse une des quatorze bières au fût (2,10 à 4,25 euros), ou une pâtisserie maison (3 euros), mais si on a très faim, on pourra toujours aller au resto d'à côté, le Fin de siècle. Il existe encore des lieux où on n'est pas bousculé, où on peut prendre son temps, le temps de se parler, de lier connaissance, de lire un livre en papier, de regarder la lumière du jour décliner et d'écouter les bruits de la vie. Une taverne slow, en quelque sorte. Ouverte de 11h du mat à une heure en semaine et à 2h le week-end.
Par Hughes Belin
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