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  • : Voici un blog consacré à la gastronomie et à l'alimentation, écrit par un journaliste professionnel en reconversion. Pour ses écrits dans la presse économique spécialisée, il a obtenu en 2007 le Prix Louise Weiss du journalisme européen.
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 23:33

Les Ministres de l'agriculture européens se sont mis d'accord ce 11 juin pour que le terme "veau" désigne la même chose dans toute l'Union européenne, c'est-à-dire une bête âgée au plus de huit mois. On était loin de se douter que jusqu'ici, ce terme ne désignait pas la même viande.

L'âge des bêtes abattues sera indiqué clairement au consommateur. Toutefois, une certaine marge de manoeuvre sera laissée aux Etats membres pour la vente au détail, pour tenir compte des habitudes de consommation, ce qui n'arrangera pas les choses pour s'y retrouver pour la viande âgée de plus de 8 mois. En France, par exemple, le "jeune bovin" sera une bête abattue entre 8 et 12 mois. Au Royaume-Uni, on parlera de "boeuf" dès 8 mois, et ailleurs de "veau rosé". Après 12 mois, ce sera partout du "boeuf".

Deux filières

Entre 0 et 8 mois d'élevage, un "V" sera marqué sur l'emballage, et entre 8 et 12 mois d'élevage, on apposera un "Z" sur l'emballage. Cette seconde catégorie concerne surtout deux pays (Danemark et Espagne), où les veaux sont quasi exclusivement nourris au maïs, complété par du fourrage, puis abattus après l'âge de dix mois. Presque partout ailleurs dans l'Union européenne, les veaux sont nourris au lait et avec des produits laitiers puis abattus avant dix mois. Au pays-Bas, les deux filières cohabitent : le "veau blanc" élevé au lait (85% de la production) et le "veau rosé" engraissé aux céréales et abattu plus tard. Le premier est meilleur et plus cher à produire, de l'ordre de 2 à 3 euros/kg, subissant une concurrence déloyale de l'autre filière.

Les viandes des pays tiers seront également soumises à ce nouveau Règlement européen relatif à la commercialisation de la viande issue de bovins âgés de 12 mois au plus, qui entrera en vigueur en juillet 2008. Comme toujours, il y aura des exceptions : les viandes bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée (AOC) ou d'une indication géographique protégée (IGP) déposées avant l'entrée en vigueur du règlement.

On produit en Europe plus de 800.000 tonnes de veau par an, dont presque un tiers en France, un peu plus d'un quart aux Pays-Bas, 18% en Italie et 7% en Belgique. La France et l'Italie représentent ensemble plus de 70% de la consommation de veau, selon la Commission européenne. La blanquette et la saltimbocca alla romana ont encore de beaux jours devant elles...

Par Hughes Belin - Publié dans : news
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 /06 /Juin /2007 22:16

Voici bientôt deux ans que Catherine Piette a lancé ses week-ends et ses semaines "Bien-être" (www.vertsoleil.be). Directement inspirés de la cure anti-fatigue de Taty Lauwers (www.taty.be), ils permettent de se mettre sur la voie du rééquilibre de son alimentation. Le principe est simple : c'est une parenthèse gastronomique et énergétique, dans un lieu tranquille à Vierset-Barse (région du Condroz), à une heure de Bruxelles. Un reportage qu'on aurait bien aimé prolonger...

Samedi soir, 19h. Catherine s'affaire dans sa cuisine pour préparer le repas du soir. Toute gantée de caoutchouc, elle jette des feuilles d'orties fraîches dans une casserole d'eau bouillante. La soupe prendra rapidement une belle teinte vert pomme et se révèlera succulente. La cuisinière est intarissable sur la relation entre nourriture et santé. Un lien qu'on a un peu tendance à oublier, comme le montrent les statistiques : on consacre de moins en moins d'argent à son alimentation. Et pour ceux qui font l'effort de s'y intéresser, c'est la cacophonie complète entre les ennemis du sucre, du lait, des graisses, des céréales, de la viande, du cru, du trop cuit, etc. Il faut avoir peur de tout. Difficile de s'y retrouver.

Connaissance de soi

C'est justement le but de ces Week-ends bien-être : se retrouver, loin de sa vie "normale", pour faire une pause et écouter son corps. Dans un silence impressionnant, loin des voitures, des avions et des bruits de la ville. La maison d'hôte qui nous accueille est celle des parents de Catherine, là où elle a passé son enfance. Là où, depuis toute petite, elle cuisinait en semaine avec sa mère et où elle servait de marmiton à son père le week-end, parfois pour plusieurs dizaines de convives. On est à la campagne, pas de doute : le potager me donne l'occasion de reconnaître les légumes et les herbes de mon enfance, que si peu d'enfants connaissent aujourd'hui.

Catherine m'explique que la cure anti-fatigue est un choc, pour nos organismes habitués à trop de nourriture, trop d'additifs, trop de sucre : "on s'encrasse avec la bouffe". C'est en fait une cure de détoxication, qui va permettre de développer son ressenti personnel par rapport à la nourriture. Le "rapport à la nourriture", tiens tiens, ça me rappelle quelques conversations entre parents sur les difficultés à élever ses enfants. Car la nourriture est un moyen d'échapper au contrôle des parents. Une chose est sûre : ça va loin, plus profondément qu'on ne l'imagine au premier abord.

"Après dix jours d'une telle cure, on ressent les effets du jeûne, mais sans le jeûne", résume Catherine, qui ajoute qu'après une telle période, "on sent quand quelque chose ne nous convient pas". On est à l'opposé de l'intellectualisation qui prévaut dans la diététique moderne, en favorisant l'écoute du corps et l'instinct. Et le bénéfice est double, car toute démarche de guérison doit passer par une détoxication, "sinon, la médecine est impuissante quand on est intoxiqué".

Un week-end bouleversant

Lorsque les langues vont se délier, les participants ne tarderont pas à me parler de leurs dépendances, au sucre, notamment. Ou bien leur fatigue chronique, leurs problèmes de digestion, les endormissements après les repas. Ce week-end sera en tout cas bouleversant pour chacun d'entre eux. Tous ont fait une démarche pour être là, et n'y sont pas par hasard. Tous veulent changer quelque chose dans leur vie, et s'attaquent donc à leur alimentation, lourde de sens. Nourriture-médicament, nourriture-échappatoire, nourriture-drogue, nourriture-destruction, nourriture-héritage et bien d'autres associations, se feront jour, petit à petit. La nourriture est un pilier, "mais ce n'est qu'un pilier et beaucoup de choses interviennent dans la manière dont le corps gère la nourriture", selon Catherine.

A notre époque de performance et d'efficacité, la rupture, c'est de prendre le temps de se retrouver. Un week-end n'y suffira pas, mais il fournira une piste à suivre, pour les courageux qui voudront aller jusqu'au bout de leur démarche. En dehors des repas, on se balade dans le coin, on pioche dans la bibliothèque très fournie sur la diététique selon Taty Lauwers et de livres de développement personnel, ou on parle, on s'informe les uns les autres. Catherine organise des ateliers sur des sujets spécifiques: énergie des jeunes pousses, légumineuses, et pratiques alimentaires à personnaliser selon les participants.

Harmonisation

Chacun des "stagiaires", comme les appelle Catherine, aura également droit à un massage énergétique par jour, prodigué par Anne Evrard. "L'harmonisation énergétique permet de rétablir l'énergie optimale de chacun afin de retoruver un équilibre intérieur et de lever les blocages qui nous empêchent de disposer de tout notre potentiel", explique-t-elle. Le "massage" consiste en un soin d'une heure, par apposition des mains, au-dessus des vêtements, bercé par une musique new-age. Le but est de réveiller les différents points d'énergie, de les vitaliser et de les relier entre eux. Pour poursuivre le traitement à la maison, Anne prépare un mélange de fleurs de Bach. "Nos rôles sont très complémentaires", explique Catherine.

"C'est comme une retraite, de venir ici", déclare Stéphanie, une des stagiaires. Hyperactive, elle ne s'arrête jamais et a décidé de s'accorder un moment pour elle. Seuls un quart des participants sont des hommes, et encore, ils viennent avec leurs compagnes. Les femmes sont en effet plus concernées par la nourriture : elles font souvent la cuisine à la maison, et elles sont soumises à la dictature du poids. Véronique, elle, a un problème d'énergie. Comme la plupart des stagiaires, Gwen a déjà une démarche de cuisine-santé, ou de nourriture biologique.

Manger sain

Les stagiaires ont mangé beaucoup le vendredi soir, puis moins le samedi, et encore moins le dimanche. Pas de graisses, cuites, ni de gluten,  ni de sucre, ni évidemment d'alcool. Ils ont bu de l'eau claire, des tisanes et de l'hydromel (eau-miel-citron). Certains ont eu mal à la tête, d'autres étaient "barbouillés". "Quand ça bouge à l'intérieur, c'est qu'on se remet en santé", explique Catherine.

Après une excellente nuit au calme - quel bonheur ! - le petit déjeuner fut l'occasion d'apprendre à confectionner une crème Budwig : graines de sarrasin trempées pendant la nuit, amandes émondées trempées pendant la nuit, fromage blanc au lait cru, banane, pomme râpée, jus de citron et un peu d'huile de carthame ou de tournesol première pression, mixé juste avant d'être servi. Un délice ! La crème était accompagnée d'un non moins délicieux  jus Vert-Soleil : pomme-carotte-fenouil-citron-gingembre préparé grâce à son extracteur Oscar.

Les évaluations sont très positives : créativité des plats (Catherine donne également des cours de cuisine-santé), "ressourcement garanti", "présence douce et chaleureuse" d'Anne, ambiance "détendue et sereine", même s'il y a "beaucoup d'information à assimiler" en un laps de temps trop court ou que la nourriture "manque de viande" ! Ceux qui ont eu le courage ont pu continuer la cure (www.taty.be/saine/cure/htm) à la maison, accompagnés à distance par Catherine. Prochain Week-end Bien-être, du mercredi 8 (midi) au samedi (midi) 11 août 2007.

Par Hughes Belin - Publié dans : enquêtes
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 18:40

Allez, prenons une bonne habitude : chaque week-end, une recette très simple, d'ici ou d'ailleurs, que me souffle un ou une amie. La règle, c'est qu'un cuisinier avec deux mains gauches doit pouvoir la réussir. Et que ça doit être bon, mais ça, c'est évident.

Pour quatre personnes : 3 bottes de persil plat, un verre de boulgour (blé concassé), une poignée de feuilles de menthe, 1 kg de tomates fermes et juteuses, 4 citrons, une botte d'oignons blancs en tiges, 1/2 oignon normal, 10 cl d'huile d'olive extra, sel, poivre noir. Facultatif : feuilles de coeur de romaine.

Couper les tomates en dés de moins d'un cm de côté et les mettre dans un saladier ajouter les oignons également en tout petits morceaux de 5 mm, mettre l'huile, le citron, le boulgour, et laisser tremper une demi-heure, jusqu'à ce que le boulgour soit mou et bien imbibé.

Couper le persil (lavé et sec) avec un grand couteau, en le tenant par les feuilles : on coupe au ras des queues et on progresse vers le haut de la botte, ça permet de bien tenir les feuilles serrées et de parfaitement couper, fin de préférence.  Réserver dans un saladier, car on ne le mélangera avec le reste qu'au moment de servir, pour en garder tout le croquant et ne pas le "fatiguer" avec la sauce.

Au moment de servir, mélanger les deux saladiers, mettre les feuilles de menthe légèrement hachées, rajouter le jus des citrons, assaisonner et rectifier avec les condiments et l'huile selon le goût désiré. "En goûtant, on sait ce qu'il manque", conseille Zeina - que nous retrouverons d'ailleurs très bientôt pour un reportage exclusif dans sa cuisine.

Le taboulé libanais varie d'une maison à l'autre, mais cette recette est excellente, et très rafraîchissante, surtout si on le déguste avec des feuilles de coeur de romaine, très tendres, dont on utilise la nervure centrale en guise de cuillère - qu'on mange au fur et à mesure avec ses bouchées de taboulé.

Par Hughes Belin - Publié dans : recettes
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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /Juin /2007 22:50

Un sondage IPSOS commandé par l'association DNF (Droit des non-fumeurs http://dnf-asso.fr) auprès des restaurateurs de l'est de la France montre qu'environ 80% des restaurants sont prêts à respecter l'échéance du 1er janvier 2008 pour l'interdiction totale du tabac dans les établissements concernés. En 2004, ils étaient seulement 25% en faveur de l'interdiction de fumer.

La même proportion de restaurateurs affirme intervenir lorsqu'un client fume (33% en 2004). L'étude, qui porte sur 3.000 restaurants, montre que les restaurants de la région sans tabac représentent 18% du total, soit 3 fois plus qu'en février 2007. Toutefois, seulement 10% affichent une interdiction de fumer dans leur établissement et 23% ont un système de ventilation conforme.

Depuis le 1er janvier 2007, les lieux publics français (aéroports, gare, lycées et universités) se doivent de protéger les non-fumeurs. Les débits de boissons, les restaurants, les casinos, les discothèques et les hôtels, ont bénéficié d'un délai supplémentaire jusqu'en 2008, pour se conformer à la loi. Le Décret d'application du 15 novembre 2006 (qui applique la Loi Evin de 1991) précise que les espaces couverts et fermés accueillant du public sont des espaces sans tabac. Toutefois, il reste la possibilité d'aménager un espace fumeurs en respectant des conditions très strictes. D'ici 2008, l'espace fumeurs doit être en dépression, hermétiquement fermé, et ne doit pas dépasser 20% de la surface de l'établissement.

L'amende pour les fumeurs qui ne respectent pas la loi sera dès janvier 2008 de 68 euros. Pour l'établissement, elle s'élèvera à 135 euros, mais le fait de favoriser sciemment la violation de l'interdiction sera passible d'une amende de 750 euros - placer des cendriers sur toutes les tables, par exemple. Certains gestes simples, comme proposer le choix entre fumeurs ou non fumeurs, commencent donc à rentrer dans les moeurs. "Les restaurateurs découvrent ainsi qu'une majorité de leur clientèle souhaite être placée dans des espaces sans fumée", commente l'association DNF.

En Europe

L'Irlande et la Norvège interdisent strictement l'usage du tabac dans les restaurants. En Italie et en Suède, on tolère cependant la possibilité de salles fermées pour les fumeurs. L'Allemagne, l'Autriche, le Danemark et les Pays-Bas excluent les restaurants de l'interdiction générale de fumer dans les lieux de travail ou ouverts au public. En Belgique, l'interdiction de fumer s'applique seulement aux établissements de plus de 50 m2, mais ceux-ci peuvent créer des espaces fumeurs. Au Royaume-Uni, l'interdiction de fumer dans les restaurants sera appliquée dès juillet 2007. En Espagne, on laisse le choix aux restaurants d'être 100% fumeurs ou 100% non-fumeurs, sauf pour les établissements de plus de 100  m2, qui peuvent combiner les deux, avec les aménagements idoines.

A l'aide !

Depuis 2005, DNF a travaillé à l'élaboration d'un kit d'information contenant un dépliant de sensibilisation aux bénéfices de l'application de la loi au sein des restaurants, un guide d'aide à son application et des fiches pratiques pour les professionnels de la restauration. Le site web de DNF contient également un annuaire complet des restaurants 100% non-fumeurs en France. Chaque jour, en France, le tabagisme tue 180 personnes, dont 7 fumeurs passifs.

Par Hughes Belin - Publié dans : enquêtes
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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /Juin /2007 09:51

Snack Hellas

4, rue du Marché aux fromages 1000 Bruxelles tél : 02 512 01 20

Connaissez-vous le vrai nom de la "rue des pitas" ? C'est bien la "rue du Marché aux fromages", à deux pas de la Grand-Place. On y retrouve tous les Balkans et même un peu plus : Arméniens, Roumains, Turcs, Macédoniens, Pakistanais, Yougoslaves, Albanais et ... Grec. Au singulier, car cette pita-là est 100% hellénique : le personnel est grec, les habitués sont grecs, la nourriture est grecque (ils se fournissent chez Sani et Alexopoulos, rue Dixmude, derrière le Petit-château) et même la radio est grecque, grâce au satellite. On s'y croirait ! Depuis 1986, le très souriant Evangelos Zachariadis régale les Bruxellois et les touristes avec la meilleure pita du coin. C'est un gars de la campagne, qui aime bien manger, qui aime les produits frais et la nature, et ça se retrouve dans sa cuisine. Certes, c'est un snack, pas un restaurant, on n'y trouvera donc pas autre chose que des entrées (de 4 à 6 euros) et des viandes-crudités-frites (de 6,50 à 13 euros) comme les gyros, brochettes, petits os, souvlaki, soutzoukakia (l'équivalent des köfte), cotelettes et falafels pour les végétariens. Snack Hellas est même le seul de la rue à proposer un patsavoura ("serpillère" en grec), c'est-à-dire un steak de porc (12 euros) garni. Au fait, la pita est à 3,50 euros, et la pita grecque, la vraie (la seule de la rue avec du vrai pain grec) est à 4 euros. Les produits sont de qualité et tout ce qui peut être fait maison est fait sur place : sauce pita (yaourt, concombre râpé et ail), calamars, falafels, tsatsiki, taramosalata. Pas les dolmazakias (feuilles de vigne farcies), la grand-mère a autre chose à faire. Pour les vins, on a (enfin ! ça fait des années que je la réclamais) de la bonne retsina Malamatina (9 euros les 75 cl, disponible au pichet et en petite bouteille de 50 cl) voire d'autres vins grecs jusqu'à 14 euros la bouteille. Et du café grec, bien sûr.  Avec 64 couverts dedans et 20 en terrasse, on a toujours de la place. Le service est très aimable et très rapide et c'est ouvert de 11h du matin à 6h du matin. Et on y est toujours bien. Une adresse précieuse.

Par Hughes Belin - Publié dans : restaurants
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 15:46
L'Association européenne de l'agroalimentaire (CIAA), basée à Bruxelles, a nommé son nouveau Directeur général, l'Irlandaise Mella Frewen, pour remplacer Daniela Israelachwili le 2 juillet prochain. Mme Frewen a plus de 20 ans d'expérience dans le secteur, et notamment le lobbying Europe et Afrique pour Monsanto, depuis 2002. Elle est spécialiste des questions de biotechnologies (OGM, en clair) et d'agriculture conventionnelle et agrochimie (engrais et pesticides, en clair). En février 2006, un sénateur irlandais a révélé qu'elle faisait notamment partie de la délégation irlandaise aux négociations de l'OMC à Hong Kong fin 2005, ce qui a été dementi par le gouvernement et Monsanto : elle n'aurait fait qu'assister en tant qu'un des nombreux lobbyistes présents à ces négociations. Toujours est-il qu'avec la nomination de Mella Frewen au poste de lobbyiste en chef, l'industrie agroalimentaire européenne prend clairement un virage prononcé en faveur des OGM et d'une alimentation toujours plus nourrie de produits chimiques.
Par Hughes Belin - Publié dans : news
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 01:29

De Schievelavabo

52, rue du Collège St Michel 1150 Bruxelles tél : 02 779 87 07

Il faut reconnaître qu'on y est bien, dans ce "lavabo de travers", avec ses tables aux pieds de vieilles machines à coudre, ses objets de récup' sur les murs. Même si on sait que le décor ne doit rien au hasard et est conçu au millimètre par un pro. Le plafond est haut mais l'atmosphère est propice aux discussions intimes ou en bande, bercés par une musique au gré des coups de coeurs des trois serveurs (dont le patron, Enrique), c'est-à-dire le plus souvent latino. Il ne manque d'ailleurs à la carte des coquetèles (6 euros) que le margarita, vu qu'on y trouve déjà la caipirinha, le mojito et le daikiri à la fraise. Le Schivelavabo propose une cuisine de brasserie. Pour l'originalité, il faudra aller voir ailleurs. Mais c'est certainement ce qui rassure les nombreux habitués du lieu, qui ferme tard (minuit ). La caractéristique principale de la nourriture servie au Schievelavabo est d'être très copieuse : de nombreuses salades (9 à 12 euros), des pâtes (7 à 11 euros), des viandes "de brasserie" (pavé, ballekes, américain, etc.) de 8,50 à 14 euros, et les desserts classiques, telle la mousse au chocolat maison ou l'excellent tiramisu brusseleir (au spéculoos) autour de 6 euros et quelque. Le premier restau de la série a ouvert il y a 15 ans à Uccle, derrière la gare de Calevoet (20, rue Egide van Ophem tél : 02 332 20 91), celui du quartier Montgomery il y a dix ans, et le petit dernier à l'altitude 100 il y a trois semaines. Les cartes sont les mêmes partout sauf pour les suggestions. Le bar est sommaire mais on y trouve les alcools les plus vendus, la cave n'a pas l'air mal, à l'image du petit vin maison au cm à 12,50 euros les 75 cl. La bière au fût : Carlsberg et blanche de Bruges. La clientèle d'employés et assez cosmopolite de midi se transforme en clientèle d'habitués le soir - on n'a pas vu l'intérieur de nuit, mais ça doit valoir le coup. "On n'a plus de petites soirées", résume un serveur pour commenter le succès de cette institution locale. Eh oui, ils se font rares, les lieux où on peut manger copieusement pour pas cher, dans un chouette endroit style taverne (avec terrasse), en plein quartier résidentiel (derrière le Collège St Michel, à une rue de Passion Chocolat), où on est très bien accueilli.

Par Hughes Belin - Publié dans : restaurants
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Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /Juin /2007 14:42

Jusqu'à la première semaine de juillet les sociétés Weetabix (céréales) et Medio's (jeux de psychomotricité pour enfants) offrent aux enseignants de Belgique la possibilité de participer à une action-épargne permettant de gagner des lots dans le cadre d'une campagne contre la "surcharge pondérale" dont "un enfant sur cinq souffre" dans le pays. L'article 41 du Pacte Scolaire belge du 29 mai 1959 interdit  toutefois les activités commerciales dans les écoles.

Derrière les paquets de céréales Weetos de la firme Weetabix, on peut voir depuis septembre 2006 la publicité pour une action visant à faire "épargner le plus de timbres possibles", soit au minimum 300 (ce qui représente 300 paquets, d'une valeur moyenne d'environ 2,50 euros, soit 750 euros) pour bénéficier d'un cadeau de la firme Medio's : trois sets de deux roues (comme les Weetos, quelle coïncidence !) appelées Ludorons, en cadeau (d'une valeur de 180 euros par set), pour tout achat de deux Ludomodules (cube en plastique pour grimper dessus, d'une valeur de 400 euros pièce).

La publicité du site de Medios (www.medios.be) précise que le délai est suffisant pour "informer le corps enseignant, l'association de parents ainsi que les parents dans leur ensemble (réunions du personnel, comité de parents, newsletter,...)". Les 600 écoles déjà clientes de Medio's et surtout leur corps enseignant, sont donc tout désignées comme ambassadeurs de la marque pour faire acheter les précieuses petites roues en céréales à tous les parents et, investir dans de nouveaux Ludomodules. Cette opération, a semble-t-il été un succès, nous a-t-on dit chez Medio's. Dans la plupart des cas, les opérations se sont montées à l'initiative des enseignants, dans des écoles qui souhaitaient agrandir leur parc de jeux Medio's.

Prétexte

Avant de passer à la partie "épargne", l'argument du combat contre la surcharge pondérale est expédié en un paragraphe lapidaire sur le dépliant électronique de Medio's : l'obésité infantile serait due à de  "mauvaises habitudes alimentaires (trop de sucre et trop de graisses) et un manque d'exercice". Les deux sociétés concernées "s'y attaquent" donc, et "s'en réjouissent". Cette intention louable est battue en brêche par les illustrations et cadeaux en plastiques des paquets de Weetos : des embouts de crayon à l'effigie des héros de dessin animés Looney Tunes. Il ne vient pas à l'idée de la firme que les heures de télévision à grignoter - entre autres - des céréales, peuvent contribuer à la surcharge pondérale de nos chères têtes blondes.

Il y a quelque temps, Weetabix a annoncé avoir diminué d'un tiers la teneur en sucre de ses céréales Weetos, "les moins sucrées du marché". Le communiqué de presse annonce une teneur en sucre de 23,5g/100g et une teneur en fibres de 5,8g/100g. Or, on peut lire sur les paquets actuels de Weetos des chiffres de respectivement 29g/100g et 5,3g/100g : depuis cette annonce, la teneur en sucre a donc augmenté de presque un quart et la teneur en fibres a diminué de presque 10% ! Chaque fois qu'un enfant mange des Weetos, il ingère donc 29% de sucre pur.

De toute façon, le régime des céréales Weetos le matin et de courir et sauter sur des éléments Medio's pendant la journée - a-t-on déjà vu une cour de récréation calme ? - est un peu court pour combattre le fléau de l'obésité. C'est même cette habitude de tirer sa nourriture d'un paquet coloré en self-service qui contribue à la favoriser : ces céréales contiennent du sucre et ce sont généralement les enfants qui se servent ou se resservent, ce qui ne donne que peu de contrôle sur la véritable quantité de sucre ingéré à chaque collation. "Le sucre est une drogue", comme le dit Catherine Piette lors de ses week-ends bien-être. Et la nourriture industrielle sucrée, soutenue sans vergogne par la publicité, n'est pas pour rien dans la vague d'obésité qui touche les populations. L'argument de la lutte contre l'obésité, sans aucune mention sur les paquets, de quantité à ingérer à chaque petit-déjeuner, est donc totalement fallacieux.

Vigilance

Les derniers Ministres de l'éducation belges se sont montrés "vigilants" sur l'immixion de la publicité et des firmes privées dans les préaux, nous a-t-on dit au Ministère de l'enseignement. Le scandale de l'affaire ING il y a quelques mois, lorsque la banque essayait de s'introduire dans les écoles via une campagne soi-disant éducative (www.antipub.be/articles/132), n'est pas le dernier, comme le prouve l'opération Kids Move. Il importe surtout de ne pas se laisser abuser par des arguments simplistes et fallacieux qui visent à rendre les parents d'élèves et les profs complices des firmes privées. Ces dernières sont attirées comme des mouches par l'eldorado que représente le marché des enfants, tant en tant que consommateurs que préconisateurs d'achats. Ceux qui ont épargné les points Kids Move, donc surconsommé des céréales Weetos, ont certainement bonne conscience, mais ont-ils vraiment contribué à faire diminuer l'obésité des enfants chez eux et dans leur école, comme le dit le paquet ?

Par Hughes Belin - Publié dans : enquêtes
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Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /Juin /2007 19:36

La parodie de Star Wars lancée il y a deux ans par l'Association américaine des produits bio (OTA - Organic Trade Association), "Store Wars, the organic rebellion", continue d'avoir du succès sur internet plus de deux ans après son lancement (www.storewars.org). Le petit film d'animation des studios Free Range, également réalisateurs de la parodie environnementale The meatrix en 2003, dépeint avec humour la rébellion des produits bio contre leurs homologues de l'industrie agroalimentaire bourrés de pesticides, irradiés ou OGM. Cuke (abréviation de cucumber) Skywalker, Ham Solo et son fidèle Chewbroccoli, Obi Wan Cannoli, maître Yogourth, Princesse Laitue, flanqués de C3 Peanuts et Tofu D2 affrontent le terrible Lord Tader (alias Darth Potato) et ses oeufs clonés. Ils lancent au passage de nombreux messages sur les bénéfices des produits bio et les méfaits de la malbouffe industrielle. Que la ferme soit avec vous ! Pour plus d'infos: www.ota.com/news/press/175.html

Par Hughes Belin - Publié dans : lire et voir
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Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /Juin /2007 11:30

Le Gouvernement britannique a annoncé le 30 mai que son Ministère de l'environnement (Defra - Department for Environment, food and rural affairs) a commencé à travailler avec l'institut de normalisation britannique BSI (British Standards Institute) et le Carbon Trust (partenariat public-privé pour favoriser une transition vers une économie pauvre en carbone) sur une méthode universelle de calcul des émissions de carbone intrinsèques des produits et services. Ceci devrait permettre à tous les acteurs de la chaîne industrielle d'être informés sur leur impact climatique. "C'est le premier pas vers une norme internationale sur la mesure des émissions de CO2 intrinsèques", a précisé le Defra. Le secteur de l'alimentation est particulièrement visé dans ce projet, et notamment l'emballage. L'étiquetage devrait prendre en compte les émissions des produits lors de leur production, leur transport, et éventuellement en tant que déchets, ensuite. De nombreuses ONG environnementales européennes demandent déjà que soit indiqué le transport par avion sur les légumes et les fruits, très polluant en CO2 par unité de masse de produit.

Pour plus d'info (en anglais): www.gnn.gov.uk/content/detail.asp?NewsAreaID=2&ReleaseID=287814

Par Hughes Belin - Publié dans : news
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